L’alimentation représente 18,1% du budget des ménages : proportion qui tend à croitre par ailleurs. Il est donc essentiel pour gagner en pouvoir d’achat, d’étudier ce poste de charge de près afin de réduire les dépenses sans nuire au confort et à la qualité de notre alimentation.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, commençons par une bonne nouvelle : dès 2009, les prix de l’alimentaire, toutes enseignes de grande et moyenne distribution confondues (hyper et super), auront tendance à baisser. Ce n’est pas un cadeau des distributeurs mais la résultante de la nouvelle loi LME (Loi de Modernisation de l’économie) : en favorisant la concurrence, les points de ventes vont se multiplier et le basculement des marges arrières vers la marge avant, vont permettre aux distributeurs de pouvoir légalement baisser leurs prix de vente pour gagner en part de marché. Pour en savoir plus : LME, quels changements ?
Pour traiter le sujet, nous avons choisi d’aborder les points suivants :
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Adapter son quotidien pour gaspiller moins : quelques astuces…
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Grande surface alimentaire : mode d’emploi
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Cultivez votre jardin…
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Economie et système D
1. Adapter son quotidien pour gaspiller moins : quelques astuces :
Un basique tout d’abord : gérer l’organisation de votre frigo à l’image d’un linéaire de grande surface. Les produits dont la date de péremption est courte doivent être devant, les autres derrière. Ainsi naturellement, vous consommerez les produits « urgents », et votre budget familial vous dira merci !
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Commencez toujours par consommer les produits frais donc périssables
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Sachez accommoder les restes : d’excellents petits plats peuvent être confectionnés à partir des reliquats de vos repas précédents. Certains sont passés maître en la matière. Consultez les conseils et astuces de nombreux usagers pour cuisiner radinement sur l’excellent site des radins !
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Faites l’investissement d’un congélateur : petit ou grand selon votre espace disponible et votre budget, il vous permettra de conserver longtemps vos denrées alimentaires afin d’éviter bien des gaspis.
2. Grandes surfaces alimentaires : mode d’emploi
Nous ne ferons pas l’apologie dans cette partie des petites et moyennes surfaces spécialisées dans le destockage alimentaire et qui proposent des produits dont la DLUO (Date Limite d’Utilisation Optimale) est dépassée. Même si la DLC (Date limite de Consommation) n’est, d’après leurs dires, jamais dépassée et même si le non respect de la DLUO n’engendre pas systématiquement (encore heureux !) de danger véritable pour la santé, nous restons sensible au fait de vous proposer des solutions économiques pour votre alimentation sans jamais renier ni sur la qualité des produits consommés, ni sur la quantité (confort alimentaire). Pour les irréductibles et dans un soucis d’exhaustivité du sujet traité, voici 2 liens (que nous vous déconseillons) pour connaître les destockeurs alimentaires ainsi qu’une de leurs enseignes plus en détail.
En outre, voici quelques conseils pratico-pratiques lorsque vous faites vos courses, pour DEPENSER MOINS et GAGNER EN POUVOIR D’ACHAT :
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Préparez une liste de course : c’est le meilleur moyen d’inscrire l’essentiel et de bannir le superflu
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Faites vos courses seul : Accompagnés, c’est à coup sur être constamment sollicité par l’avis de l’autre et forcément se voir un peu influencé. La présence des enfants, friands de « gagdets alimentaires » et beaucoup plus sensibles au matracage publicitaire, risquerait de vous orienter malgré vous vers l’achat de produits secondaires voire inutiles.
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Ayez toujours le réflexe en comparant les prix unitaires des produits de vérifier la correspondance avec le prix au kg ou au litre. Certes, c’est enfoncer les portes ouvertes mais faites vous peur en regardant le prix au kg du sachet de mâche ou autre assortiment de salade que vous venez de glisser dans votre caddie…
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Achetez votre produit en format familial car le prix au kg ou au litre est moins cher. Prenez garde néanmoins de bien le vérifier
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Pour les courses « intermédiaires » : privilégiez les paniers plutot que le caddie. En réduisant le contenant, vous réduirez aussi le risque d’être tenté par certains articles inutiles faute de place
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Visitez les « hard discount » (Lidl, ED etc…) : avec leur concept du 1 besoin = 1 produit, vous ne prendrez que le nécessaire et le cout de votre caddie s’en trouvera sensiblement allégé. La qualité de ces produits est en hausse. Ayez néanmoins un regard attentif quant aux prix : ils ne sont pas systématiquement moins chers que les grandes enseignes traditionnelles qui la plupart du temps alignent leurs conditions tarifaires
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Dans cet esprit: privilégiez également les produits no name ou sans marque. C’est Le produit que vous achetez, et non pas l’emballage et les couleurs chatoyantes, l’effort marketing du distributeur ou bien recherche et développement inhérente au produit. Attachez vous cependant à la QUALITE de vos produit : ingrédients, proportions etc…
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Toujours dans le même ordre d’idée : ne diabolisez pas les produits estampillés 1er prix. Attachez vous à regarder la composition inscrite sur le paquet et à la comparer à un produit de grande marque. Vous serez surpris de constater que les différences ne sont parfois pas si marquées.
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Devenez un adepte des bons plans : promos, bons de réduction, cagnotage, gratuités tout en restant sensibles au prix effectif du produit que vous payez… : il est parfois surprenant de constater que le prix promo est supérieur au prix fond de rayon, que le prix du produit, cagnotage déduit, correspond au prix habituel suite à une récente et surprenante hausse des tarifs.
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Traquez l’anomalie : différences de prix entre le prix affiché et le prix en caisse, absence de balisage… : certaines enseignes de grande distribution vous rétribuent via des bons d’achat allant jusqu’à 4 € parfois par anomalie car pour eux, c’est une occasion unique d’éviter de nombreux problèmes clients, gagner en fiabilité et donc en crédibilité auprès de leur clientèle.
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Epluchez les linéaires à la recherche des produits frais en date courte, bien souvent « stickés » avec une réduction conséquente
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Dans cet esprit et si votre organisation le permet : différez vos grosses courses dans les grandes surfaces peu avant la fermeture. Non seulement, il est fort probable que votre confort d’achat et votre attente en caisse s’en trouvera amélioré (le gros flux client se situant la plupart du temps aux heures de sortie des bureaux soit entre 17h et 19h) mais vous pourrez sans doute aussi profiter de remise importantes sur es denrées en date courte comme la boucherie, la pâtisserie.
Autre option discount : testez les cybermarkets, ces enseignes de distribution discount… Confortablement installé dans votre fauteuil, vous choisissez vos produits en quelques clics et convenez de la livraison à domicile.
Vous allez payer plus cher ? Détrompez vous… Concernant le site que nous vous conseillons, la livraison est gratuite et 10 € sont offerts pour une première commande de 100 € minimum.
Songez au passage que vous économisez en frais de trajet ainsi qu’ en fatigue inutile. Quant aux prix des produits, ils ne sont pas plus chers que dans une grande surface classique.
Alors n’hésitez plus, profitez en en cliquant sur la bannière ci dessous :
3. Cultivez votre jardin… :
Il ne s’agit pas là d’une invitation à la spiritualité (quoique…) mais bien une culture au sens propre du terme !
Cultivez et faire pousser vos légumes dans votre jardin représente un potentiel d’économie énorme (parfois jusqu’à 1000 euros par an). En outre, c’est aussi la garantie de consommer des produits plus bio que bio dans la mesure (et il est important de le vérifier) où :
- Le sol de culture n’est pas lui même pollué
- Idem pour la nappe phréatique
- L’air environnannt n’est pas vicié par la présence voisine d’incinérateurs ou autres usines rejetant quelques gaz nocifs
Vous vivez en appartement et vous n’avez pas de balcon où quelques pieds de tomates auraient volontiers trouvé leur place dans une jardinière ? Qu’à cela ne tienne : pour un investissement modique (moins de 50 euros annuels pour votre inscription et selon vos besoins pour l’achat de graines), vous pouvez louer une parcelle de terrain à l’année et récolter le fruit de votre labeur, et ce dans de nombreuses communes. Faites en la demande en mairie pour connaitre les terrains disponibles et les conditions liés à leur exploitation.
Pour connaître un peu mieux ces notions de jardins collectifs, familiaux, ouvriers, n’hésitez pas à consulter l’article ci avant, qui donne un aperçu assez complet de ce petit monde associatif.
Certains sont remarquablement bien organisés, et fonctionnent parfois en autogestion complète. Vous y trouverez souvent des conseils pratiques pour bien jardiner ainsi qu’une grande convivialité. Ci dessous un petit annuaire de jardins collectifs pour la Région Rhone Alpes ou encore le chemin d’accès afin de réserver votre « place » dans l’un des jardins collectifs de la région parisienne et départements limitrophes.
4. Achats groupés économique et système D :
Etre exhaustif serait un leurre : il existe tant d’exemples insolites liés au système D qu’un site entier pourrait s’en faire l’écho. Voici quelques exemples de « débrouille » :
L’achat groupé : de plus en plus, entre amis la plupart du temps, le regroupement des achats alimentaires permet à chaque individu de réaliser d’importantes économies. En effet, acheter en grosses quantités permet de réduire le coût au kg ou au litre. Le fait est qu’acheter seul semble compliqué car tout un chacun ne peut stocker, surgeler toutes ces denrées d’où l’intérêt d’acheter à plusieurs !
Autre exemple de système D : Visibles surtout dans le nord de la France et issus d’une tradition, les « glaneurs » récupèrent dans les champs de pomme de terre cette fameuse tubercule pour leur consommation propre, pour en faire commerce ou bien du troc, et ce en tout légalité. En effet après le passage des machines pour la récolte, les pommes de terre ne répondant pas aux normes de calibrage établies sont rejetées et ainsi récupérées par les glaneurs.
On retrouve un peu le même système dans de nombreuses exploitations maraîchères.
Nouvel exemple : les adeptes de la machine à pain, très tendance en ce moment. Elle permet néanmoins de vous faire économiser entre 200 et 300 euros par an. Tant pis pour la baguette croustillante à 0.80 euro en moyenne… : faire vous même votre pain, vous reviendra 2 à 3 fois moins cher.


mars 27th, 2009
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